
Ils reposent entre deux bras de mer, la lagune et le lagon, le féminin et le masculin
La lagune et le lagon font l’amour, veillés par les hautes dunes de sable doré, formées de millions de particules de coquillages, fragmentés au fil des millénaires.
Des millions de tout et de rien.
La haute falaise projette son ombre immense sur l’eau dormante, déridée par un sillage dans l’eau, celui de la barque du pêcheur qui rentre s’amarrer.
Les phares des voitures zèbrent le sol
Et là bas au loin, l’ouverture vers la haute mer…
Et le marabout en haut sur la dune, lui cela fait longtemps qu’il repose, j’aimerai bien connaître l’histoire de Moulay Bousselham, il faudrait que je demande à maman…
Et de retour à la maison, un cortège de voitures et des klaxons de liesse, et la toute petite fille aux cheveux bouclés qui court après les voitures en criant « l’aroussa, l’aroussa… »
El le flot humain qui se déverse sur les quelques centimètres carrés de bitume, le crépitement des pépites dans la poêle du marchand, les tongs de toutes les couleurs made in China, je me demande si les ouvriers de Shanghai savent que la tong précise sur laquelle ils ont œuvré va atterrir sur l’étal d’un marchand ambulant au Maghreb, au Maroc, pour être acheté et porté par Karima de Cergy Pontoise en vacances à Moulay Bousselham…
Ca respire la santé et la fécondité Moulay Bousselham, on voit qu’on est un pays jeune, 70% de la population est âgée de moins de 25 ans disent les statistiques…beaucoup de jeunes mecs bronzés, forts, qui déambulent en short et marcel fluo, et plein de filles aussi en bandes et les groupes mixtes se forment en bas du boulevard autour de la grande fontaine après plusieurs allers retours au préalable , sourires en coin, petits compliments glissés en un frôlement, regards de biais, la parade de la séduction.
Et plein d’enfants aussi, pendus aux bras de leur mère, rampant, pleurant, mangeant, dormant, assez primaires les enfants finalement…
La lagune et le lagon font l’amour, veillés par les hautes dunes de sable doré, formées de millions de particules de coquillages, fragmentés au fil des millénaires.
Des millions de tout et de rien.
La haute falaise projette son ombre immense sur l’eau dormante, déridée par un sillage dans l’eau, celui de la barque du pêcheur qui rentre s’amarrer.
Les phares des voitures zèbrent le sol
Et là bas au loin, l’ouverture vers la haute mer…
Et le marabout en haut sur la dune, lui cela fait longtemps qu’il repose, j’aimerai bien connaître l’histoire de Moulay Bousselham, il faudrait que je demande à maman…
Et de retour à la maison, un cortège de voitures et des klaxons de liesse, et la toute petite fille aux cheveux bouclés qui court après les voitures en criant « l’aroussa, l’aroussa… »
El le flot humain qui se déverse sur les quelques centimètres carrés de bitume, le crépitement des pépites dans la poêle du marchand, les tongs de toutes les couleurs made in China, je me demande si les ouvriers de Shanghai savent que la tong précise sur laquelle ils ont œuvré va atterrir sur l’étal d’un marchand ambulant au Maghreb, au Maroc, pour être acheté et porté par Karima de Cergy Pontoise en vacances à Moulay Bousselham…
Ca respire la santé et la fécondité Moulay Bousselham, on voit qu’on est un pays jeune, 70% de la population est âgée de moins de 25 ans disent les statistiques…beaucoup de jeunes mecs bronzés, forts, qui déambulent en short et marcel fluo, et plein de filles aussi en bandes et les groupes mixtes se forment en bas du boulevard autour de la grande fontaine après plusieurs allers retours au préalable , sourires en coin, petits compliments glissés en un frôlement, regards de biais, la parade de la séduction.
Et plein d’enfants aussi, pendus aux bras de leur mère, rampant, pleurant, mangeant, dormant, assez primaires les enfants finalement…
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