jeudi 20 septembre 2007

Une nuit au Manhattan


Jeudi 4 août 2005
23 heures


Des corps mêlés, de la sueur, du sang qui coule dans leurs veines ; quel est le point commun entre tous ces gens ?
Regroupés en un même endroit, écoutant la même musique, leurs sensations sont pourtant toutes différentes.

Avec pour tous l’envie d’être là, l’euphorie du départ, de la nuit qui commence…

00 HEURES

Le temps s’écoule doucement, des amours se créent, des amours se dénouent…

Il y a ceux qui veulent voir, ceux qui veulent écouter, ceux qui veulent parler, ceux qui veulent boire, ceux qui veulent danser, ceux qui veulent aimer, ceux qui veulent oublier, ceux qui veulent s’amuser, ceux qui veulent rire et ceux qui sourient alors qu’ils ont envie de pleurer, ceux qui chantent, ceux qui veulent gagner et ceux qui s’en foutent de perdre, ceux qui papillonnent autour des tables à la recherche d’un coup d’un soir, et ceux qui sont là sans très bien savoir pourquoi…

Bagdad Café et tout d’un coup je ne maîtrise plus rien, l’espace de cette chanson, je veux tout oublier, y croire en dépit des interdits de la vie des « il ne faut pas » « ca ne se fait pas »
C’est la musique du hasard, un cri dans la nuit, I am calling you

2 HEURES
Et de nouveau la vie,
Hoba Hoba Spirit et leur énergie vitale sur scène, leur énergie qui envahit tout mon corps, je saute, je suis en apesanteur, je suis en safari sur la lune…

Et de nouveau je suis dehors, l’odeur du jasmin, Anouar qui me dit « le sexe, il y a ceux qui en parlent et ceux qui le font et à ce moment il me paraît urgent de me taire ».
Anouar me fait rire, c’est un alien qui aime l’opéra.

Je suis là dehors, je n’ai plus aucune notion du temps, tout s’est dilué dans l’alcool, Gris Gerrouane, bière, Vodka, tout est mélangé, comme moi.
Je suis mélangée, diluée, concentrée, sucrée, amère, douce et acide.

JE SUIS UN SHAKER HUMAIN

Finalement le bonheur c’est le dosage harmonieux, l’équilibre.

LA RECHERCHE DU COCKTAIL PARFAIT

La vie est un long plan séquence qui va de la naissance à la mort, ou comme cette nuit du coucher du soleil à l’aube, du premier verre à l’ivresse totale.
De temps en temps on aimerait couper certaines scènes au montage

Non finalement je ne vais rien censurer, je suis tout ça, ces moments que je regrette, ces non-dits, ces silences, ces erreurs, je suis tout ça et je suis là dehors, et je sais et je ne sais pas.

La vie est une question d’inspiration, la vie est une inspiration suivie d’une expiration ;) Et je ris de penser ça tandis qu’Aicha me parle d’Essaouira, qu’Anouar me parle de voiliers

Au suivant…

Réda m’a parlé de Procter, parfait prototype du jeune cadre dynamique, il m’a dit qu’il était hyper heureux d’avoir redressé les ventes de Tide à Marjane, il cherche désespérément à plaire et appartenir à quelque chose, un groupe, une organisation, d’ailleurs il m’annonce fièrement « on est là ce soir entre proctériens ! »

04 HEURES DU MAT APPPROXIMATIVEMENT

Et je ris avec Anouar, la sortie et on chahute comme deux grands gosses, on se bouscule, on est saouls il veut aller à droite et je veux aller à gauche, et tout d’un coup son miracle de voiture, Coccinelle 1970, si belle. Tu aimes les femmes mûres Anouar, mais elle est jeune elle a résisté à tout et elle s’offre à nous avec ses sièges blancs, immaculés comme une vierge encore. Et le départ, et le voyage dans Casa la nuit, dans la jolie coccinelle bleue. La rue dort bercée par le ronronnement du moteur, la ville fantôme, un petit moment volé, le souffle d’un autre temps, dans une voiture immortelle.

Et chez moi, le vin encore et M, je n’ai jamais pu te réécouter, je t’ai remisé aux oubliettes, mais ce soir j’ai la force et Anouar aime M, et c’est un moment différent.

Et l’aube qui arrive
7h00 du matin, j’ai sommeil je sombre je rêve.

2 commentaires:

Le Brahms a dit…

Pas mal pas mal, mais vers la fin tu as oublié de dire un truc très important, aussi, me permets-je de le relever si je puis (ou pas d'ailleurs, cela dit en passant, comme d'aucuns le savent, cela va sans dire mais en core mieux en le disant, j'adore dire plein trucs sans signification réelle, bruts de sens) Où en étais-je donc, ouais j'ai perdu le fil de ma conversation monotone, monocorde, monopoly ga3 ... ah ouais, je voulais te faire remarquer (car j'ai bien constaté, observateur que je suis, que tu avais déjà marqué une fois, autrement, le bon sens aurait voulu que je te dise "te faire marquer" (ndlr) - ne me demande pas pouqruoi j'ai mis ndlr mais je trouvais que ça faisait classe, surtout que je ne l'ai jamais écrit auparavant, voilà c'est fait je suis content, en plus mon baptême de ndlr est sur ton blog, c'est tout à ton honneur (si, si je suis modeste des fois) je voulais donc te dire que vers la fin tu as parlé éhontément de l'aube en lui enlevant sa qualité première, sa caractéristique intrinsèque qui en font un moment unique et étincelant de la journée. Tu as ainsi sans vergogne omis de préciser quant à l'aube, qu'elle vint de bon matin. Ca m'a un peu déçu à vrai dire, mais on le mettra sur le compte de l'excitation relative à la genèse de ton blog. Mais que je ne t'y reprenne pas (même commentaire sur le "reprendre par rapport au commentaire précédent sur remarquer).

Au fait, tu m'as pas rappelé, t'es toujours à Paris walla tu es rentré juivement à Rabat sans mot dire (pour les deux personnes qui liront ce commentaire, non je ne suis pas antisémite - je suis plutôt antilope d'ailleurs (j'aime pas les lopes c'est plus forts que moi) - mais c'est juste une expression comme quand on dit "beau comme un arabe" (on le dit pas ? ah bon, je croyais, enfin bref...)

Ibrahim (tu sais le mec qui croit que c'est un beau gosse, et qui se croit drôle des fois)


PS : fais chier faut créer un compte Google pour te poster un commentaire ! Et après c'est moi que tu traistes de raciste ? t'as pas honte ? (comment ça t'as rien dit ? ah ok, pardon ...)

Yasmina a dit…

Salut le Brahms

quel courage!! tu es le premier à avoir écrit qq ch; merci d'avoir défloré mon blog l'ami..
J'adore ton style compact, dense, surréaliste, un peu à la Ulysse de James Joyce.

c vrai que je suis partie en douce, en urgence en fait, je m'ennuyais trop et puis vous étiez tous très occupés à part le Chraibs (merci mon frère, je t'aime)

donc merci pour ce billet aussi adorable que déjanté (tout à fait toi)
j'espère qu'on pourra se voir bientôt...au Maroc!
Bisous
yas