samedi 12 février 2011

Vis maintenant Pablo Neruda

J'ai trouvé le poéme qui illustre parfaitement ce que j'essayais maladroitement d'exprimer dans mon post "Cheer Up"




Il meurt lentement

celui qui ne voyage pas,

celui qui ne lit pas,

celui qui n'écoute pas de musique,

celui qui ne sait pas trouver

grâce à ses yeux.


Il meurt lentement

celui qui détruit son amour-propre,

celui qui ne se laisse jamais aider.


Il meurt lentement

celui qui devient esclave de l'habitude

refaisant tous les jours les mêmes chemins,

celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur

de ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu


Il meurt lentement

celui qui évite la passion

et son tourbillon d'émotions

celles qui redonnent la lumière dans les yeux

et réparent les coeurs blessés


Il meurt lentement

celui qui ne change pas de cap

lorsqu'il est malheureux

au travail ou en amour,

celui qui ne prend pas de risques

pour réaliser ses rêves,

celui qui, pas une seule fois dans sa vie,

n'a fui les conseils sensés.


Vis maintenant!

Risque-toi aujourd'hui!

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement!

Ne te prive pas d'être heureux


PABLO NERUDA

vendredi 11 février 2011

Le monde est plus beau dans les livres !



Il y'a un prix à payer pour chaque chose

Il y'a des gens qui connaissent:
le prix de tout
et
La valeur de rien
(Oscar Wilde)

Liberté a pour corollaire Solitude
Passion rime avec Désillusion
Rêve va souvent de pair avec Déception
L'amour ne tient pas ses promesses

La mer apprend aux marins des rêves que les ports assassinent (Giraudoux)

Les seuls qui ne m'ont jamais déçu sont les livres
Ils me donnent du plaisir, de la joie, du savoir, de l'évasion, de la découverte.
Ils interragissent avec mon imaginaire, le nourissent, l'enveloppent.
Ils m'emmènent au dessus du vent, au dessus des gens.

Et ça aussi, ça a un prix
Le prix à payer c'est que le réel parait bien terne ...

Le monde est plus beau dans les livres ...
Je suis addict aux mots.

mercredi 9 février 2011

Si tu m'oublies ...(Pablo Neruda)

Un poème magnifique, réaliste,
dur et doux à la fois, vrai...tout simplement
que je dédie à quelqu'un qui se reconnaîtra...ou pas...

Qui me cherchera ou pas...Quelqu'un que j'oublierai ... ou pas.

Si tu m'oublies - Si Tu Me Olvidas

Si tu m'oublies

je veux que tu saches

une chose.


Tu sais ce qu’il en est:

si je regarde

la lune de cristal, la branche rouge

du lent automne de ma fenêtre,

si je touche

près du feu

la cendre impalpable

ou le corps ridé du bois,

tout me mène à toi,

comme si tout ce qui existe,

les arômes, la lumière, les métaux,

étaient de petits bateaux qui naviguent

vers ces îles à toi qui m’attendent.

Cependant,

si peu à peu tu cesses de m’aimer

je cesserai de t’aimer peu à peu.

Si soudain

tu m’oublies

ne me cherche pas,

puisque je t’aurai aussitôt oubliée.

Si tu crois long et fou

le vent de drapeaux

qui traversent ma vie

et tu décides

de me laisser au bord

du coeur où j’ai mes racines,

pense

que ce jour-là,

à cette même heure,

je lèverai les bras

et mes racines sortiront

chercher une autre terre.

Mais

si tous les jours

à chaque heure

tu sens que tu m’es destinée

avec une implacable douceur.

Si tous les jours monte

une fleur à tes lèvres me chercher,

ô mon amour, ô mienne,

en moi tout ce feu se répète,

en moi rien ne s’éteint ni s’oublie,

mon amour se nourrit de ton amour, ma belle,

et durant ta vie il sera entre tes bras

sans s’échapper des miens.

- PABLO NERUDA -

Si tu m'oublies ...(Pablo Neruda)


jeudi 3 février 2011

Sounds like freedom!

Le cri du papillon (Jim Morrison)


When the music’s over

Quand la musique est passée, quand la musique est passée
par ici, quand la musique est passée, éteignez les lumières,
éteignez les lumières, éteignez les lumières.

Annulez mon abonnement à la résurrection,
envoyez mes références aux maisons de détention,
j’y ai quelques amis.
Le visage dans le miroir ne s’effacera pas,
la fille à la fenêtre ne s’effondra pas.
(...)

Avant de sombrer dans le grand sommeil
je veux entendre, je veux entendre
le cri du papillon.

Reviens, baby, reviens dans mes bras.
Nous en avons assez de traîner,
d’attendre avec nos têtes collées au sol.
J’entends un bruit très doux,
si proche et pourtant si lointain, si léger, si clair,
viens aujourd’hui, viens aujourd’hui.

Qu’ont-ils fait à la terre ?
Qu’ont-ils fait à notre sœur si pure ?
Ils l’ont dévastée, pillée, éventrée, déchirée,
percée de couteaux au flanc de l’aube,
entravée de clôtures et traînée de force.
J’entends un bruit très doux …
Avec votre oreille collée au sol …

Nous voulons le monde et nous le voulons …
Nous voulons le monde et nous le voulons … Maintenant !

(...)
la musique est votre seule amie, jusqu’à la fin,
jusqu’à la fin, jusqu’à la fin.

Jim Morrison
The Doors

mardi 1 février 2011